CharmeProduits italiens
Une miche au levain, une tranche soulevée à la main au-dessus de la mie

Il
pane

Des gestes simples,
une histoire intemporelle.

La pizza est une évidence. La focaccia se dévore encore tiède.

Une tranche de pain garnie de saucisse et d’une chapelure aux herbes, tenue à la main

Il pane est le grand protagoniste de la scarpetta : ce geste italien, sacré et instinctif, qui veut qu’une bonne sauce ne reste jamais au fond de l’assiette.

Les pâtes levées me fascinent et me séduisent depuis longtemps.

Des pains au levain en boule, la grigne largement ouverte, farinés
Des pains en navette, pointus aux deux bouts, sur le papier fariné
Des grissini dressés dans des verres, devant la mer
Un pain tressé au sésame, doré au four
Une pâte pliée en trois, posée sur le plan de travail

Presque rien au départ.

De la farine, de l’eau, du sel.
De l’huile d’olive quand il le faut.
Le temps aussi devient un ingrédient.

Une boule de pain au levain tenue dans la main, la croûte farinée et fendue
Des petits pains dorés, la grigne ouverte, serrés sur une planche

On pétrit,
on touche,
on observe.

On apprend à reconnaître une pâte à sa température, à sa texture, à la façon dont elle résiste sous les doigts puis, peu à peu, se détend.

Il faut l’écouter.

Une focaccia gonflée aux tomates cerises et aux olives noires
Des petits pains tout juste sortis du four sur la plaque perforée

Puis il y a le four.

La pâte se développe, la croûte se forme, le pain s’ouvre.

La focaccia s’imprègne d’huile d’olive, le sel craque sous les doigts, le romarin parfume la pâte.

La pizza gonfle, le bord se colore et elle embrasse la sauce tomate.

Un pain coupé en deux, la mie blanche et la mie dorée
Un pain au curcuma, doré, dans sa cocotte en fonte, sur son papier

Et finalement,
tout revient à la table.

Un plat au milieu.
Une sauce qu’on ne veut pas laisser dans l’assiette.

Le pain encore tiède, trempé dans une bonne huile d’olive, imbibé de sauce, la mie qui en garde tout le goût.

Une focaccia dorée et gonflée, vue de près à la sortie du four

Le pain ne connaît ni les grandes ni les petites tables.

Il appartient à tout le monde.