
Il
pane
Des gestes simples,
une histoire intemporelle.
La pizza est une évidence. La focaccia se dévore encore tiède.

Il pane est le grand protagoniste de la scarpetta : ce geste italien, sacré et instinctif, qui veut qu’une bonne sauce ne reste jamais au fond de l’assiette.
Les pâtes levées me fascinent et me séduisent depuis longtemps.





Presque rien au départ.
De la farine, de l’eau, du sel.
De l’huile d’olive quand il le faut.
Le temps aussi devient un ingrédient.


On pétrit,
on touche,
on observe.
On apprend à reconnaître une pâte à sa température, à sa texture, à la façon dont elle résiste sous les doigts puis, peu à peu, se détend.
Il faut l’écouter.


Puis il y a le four.
La pâte se développe, la croûte se forme, le pain s’ouvre.
La focaccia s’imprègne d’huile d’olive, le sel craque sous les doigts, le romarin parfume la pâte.
La pizza gonfle, le bord se colore et elle embrasse la sauce tomate.


Et finalement,
tout revient à la table.
Un plat au milieu.
Une sauce qu’on ne veut pas laisser dans l’assiette.
Le pain encore tiède, trempé dans une bonne huile d’olive, imbibé de sauce, la mie qui en garde tout le goût.

Le pain ne connaît ni les grandes ni les petites tables.
Il appartient à tout le monde.